Connais-tu leur chemin, le secret qui les tient, A la bonne fortune, Moi je n'ai que mes mains, Pour abriter chagrin, Quand eux ils ont la lune, Dis-moi qui sont ces gens, Qui abritent éclatants, Leurs yeux de trop d'orages, Dis-moi qui sont ces dieux, Qui des foudres et des cieux, Savent faire bon usage, Et rester hors du temps, Quand nous autre n'avons, Que l'hiver pour pâturage, Pour nos tristes pigeons, Qui sans destination, Nous renvoient nos messages, Dis-moi qui sont ces gens, Qui rient comme des enfants, Qui se donnent la réplique, Celle des Roméo, des Tristan, des Rimbaud, Celle des grandes musiques, Moi je n'ai que moi-même, Pour montrer de mon coeur, Sa nature impudique, Dis qui sont ces bourreaux, Qui me tuent sans un mot, De leurs yeux magnifiques, Dis qui sont ces bourreaux, Qui me tuent sans un mot, De leurs yeux magnifiques.
Damien Saez.